La FOURRIÈRE du Grand Casablanca

 

 

Il  y a quelques années quand je suis allée à la fourrière de Casablanca pour récupérer un chien, j'ai vu l'état de la fourrière et la souffrance de ces chiens errants et entassés par 5 ou 6 dans des cages tellement petites que je suis revenue pour essayer de soulager la douleur de ces pauvres animaux. 

A force de patience et de discussion, l'UMPA a réussi à prendre en charge l'euthanasie des animaux errants de la fourrière .Avant ces animaux étaient euthanasiés avec de la strychnine, puissant poison, les chiens mouraient dans des souffrances atroces et mettaient parfois 3 à 4 jours pour mourir.

 

Notre activité humanitaire pour la fourrière est d' euthanasier, sous le contrôle de notre vétérinaire et pratiqué par notre technicien,  les animaux avec le "doléthal" puissant anesthésique : l'animal s'endort, puis part sans souffrances .

Cette activité est pour nous une véritable souffrance, il vrai que nous en sauvons quelques- uns que nous ramenons au refuge, mais nous ne pouvons pas tous les sauver, alors l'euthanasie reste encore la solution la plus humanitaire pour les animaux errants.

 

En 2005 la fourrière de Casablanca a capturé 8300 chiens.

 

En 2006  ce nombre a été de  7048 chiens.

 

Cette activité représente pour nous une lourde charge dans notre budget annuel du refuge :

 

Une bouteille de doléthal coûte 650 dirhams , cela nous permet d'euthanasier entre 20 à 30 chiens( moyenne 650 dhs divisé par 30 chiens = 21,60 dhs multiplié par  8300 chiens pour l'année 2005 = 179 280 dhs. Pour l'année 2006 = 152 236 dhs)

 

C'est une  charge très lourde, mais pour des raisons humanitaires et tant que la fourrière continue de pratiquer l'euthanasie pour des raisons financières, avec son poison, nous continuerons.

 

Beaucoup de monde nous critique, nous traite de tueuses, mais nous ne pouvons pas sauver tous les chiens et chats de Casablanca.

 

Chaque jour, il naît des milliers de chiens et chats, nous ne pouvons pas à tous leur trouver une très bonne famille d'adoption .La pratique de l'euthanasie reste encore le moyen le moins cruel pour ces animaux surtout ici au Maroc.

 

Il ya aussi l'euthanasie des ces chevaux, mulets ou ânes que l'on nous ramène avec des jambes fracturées par des accidents de camions ou de voitures. Il y a beaucoup de peine, de détresse, de souffrance pour ces animaux.

 

Nous nous déplaçons pour tous appels concernant les animaux souffrant, un âne laissé sur le bord de la route à cause d'un accident de camion, ou un chien ou un chat.

 

Il y a des souffrances, mais aussi des joies quand nous arrivons à placer par exemple ce labrador de 8 ans "Yaou" après une adoption ratée (attaché par ses maîtres toute la journée, ce qui lui a occasionné des blessures sous le bas ventre.Il a été repris par moi-même) , dans une vraie famille d'accueil de notre connaissance à Rabat.

 

Voici Yaou dans sa nouvelle famille: